Le Lamanage

Texte extrait de Wikipedia.fr

     

Lamanage est un terme du vocabulaire maritime et désigne des opérations d'assistance à l'amarrage, au désamarrage des navires lors de leur arrivée, départ ou également de leur mouvement (changement de poste à quai) à l'intérieur des ports. L'équipage des navires étant limité et occupé, il a fallu créer un service à terre. Les lamaneurs sont des marins spécialisés.

Un lamaneur est une personne chargée des opérations d'amarrage des navires.
Le terme vient du vieux français laman, lui même issu du néerlandais lootsman, signifiant « l'homme de la sonde » (le sens moderne du mot néerl., écrit loodsman ou tout simplement loods, est 'pilote de port'). À l'origine, c'était un marin local expérimenté qui montait à bord des navires pour les guider lors de leur entrée dans le port, pour ce faire, il s'aidait d'une sonde. Par la suite, son métier a évolué vers l'assistance à l'amarrage des bâtiments. Les lamaneurs embraquent les toulines envoyées depuis le navire, à l'extrémité desquelles sont fixées les aussières qu'ils saisissent et capèlent sur des bollards ou bittes d'amarrage. Lors de l'appareillage, ils larguent les aussières sur demande du navire.

Un bateau de lamanage est une embarcation utilisée par les lamaneurs afin de s'approcher du navire pour porter ses amarres à terre. Très petit et très manœuvrant, un tel bateau dispose parfois d'une cabine rudimentaire. Il est conduit par deux lamaneurs.

 

EMBRAQUER : « virer avec ses bras », action de tirer sur un cordage.

LANCE-AMARRES : également appelé touline, est tout d'abord un cordage fin à l'extrémité duquel est fixé un nœud en forme de boule qu'on appelle une pomme de touline. Le mot touline viendrait d'une déformation du mot anglais towline (littéralement, « ligne de remorquage »). Le lance-amarres lancé à la main sert de messager pour faire passer une amarre du navire au quai ou à un autre navire.
On rencontre également l'appareil ou fusil lance-amarres, qui est un engin capable, à l'aide d'une charge propulsive, de déplacer un fin cordage d'un navire vers un autre navire, ou d'un navire vers la terre, ce sur une distance de plusieurs centaines de mètres (200 m en moyenne).
Ce cordage, une fois passé, est également utilisé comme messager pour transférer un autre cordage de plus gros diamètre, puis finalement une aussière ou une remorque (aussière de fort diamètre spécialement conçue pour le remorquage des navires).
La ligne est lovée de manière à faciliter son déroulement sans que des nœuds se forment lors du déploiement.


L'AMARRAGE d'un navire consiste à le maintenir contre un quai ou un objet flottant à l'aide d'aussières — ou amarres — longs cordages de grand diamètre, fixés d'une part au quai sur des bittes, et d'autre part sur le navire, à la proue et à la poupe.
L'amarrage est accompli à quai par des lamaneurs, sur le navire par les matelots. Une touline appelée également lance-amarres (cordage fin lesté d'une boule) est d'abord lancée vers le quai, à l'extrémité de laquelle est amarré le cordage lui-même. Une fois le cordage cappelé sur une bitte, il est raidi grâce à des treuils guindeaux ou cabestans sur le pont du navire. Pour un navire de grand tonnage, il ne faut pas moins d'une douzaine d'amarres pour le maintenir à quai ; un petit voilier a besoin de deux à six amarres.

AUSSIERE : La qualité d'une aussière est principalement sa résistance, mais d'autres facteurs sont également importants : l'élasticité, le poids, la maniabilité. Les aussières synthétiques en polypropylène à huit brins sont celles couramment utilisées pour les grands navires, elles flottent et sont relativement maniables et surtout ne font pas de coques, elles peuvent être lovées à droite ou à gauche contrairement aux 3 brins. Leur élasticité peut aller jusqu'à 30%, ce qui est à considérer. Ce dernier détail peut être aussi un avantage : la répartition des tensions sur plusieurs aussières.

CAPELAGE : Dans le vocabulaire maritime, le capelage est l'action de passer l'œil d'une aussière sur une bitte. Capeler est essentiellement relier plusieurs cordages en tête de mât (au cap = à la tête). Par extension, c'est aussi bien s'habiller, assujettir un objet comme une voile, un paquet, etc.
L'action inverse est le décapelage.

BOLLARD : encore écrit billard, baulard ou boulard, est à l'origine une grosse masse à la fois cylindrique et coudée qui sert à amarrer les navires. Ce terme du vocabulaire maritime a fini par désigner toute pièce de bois ou d'acier, cylindrique, fixée verticalement sur les quais, pour capeler l'œil des amarres ou pour signaler une limite ou restreindre un passage.
Généralement doublé et monté sur le pont des navires, il est appelé bitte d'amarrage et sert à tourner l'autre extrémité des aussières. C'est la version « grand modèle » du taquet d'amarrage.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 


Un exemple d'amarrage ce 5 septembre 2016 du Thomson Discovery à la bouée d'appoint.
Ce jour il y avait 3 bateaux à quai en même temps; le Jewel of the Seas (293 m),sur le quai principal, le Minerva (133 m) au milieu et le Thomson Discovery (265 m) de l'autre coté amarré au quai mais aussi à la bouée.

     
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